mercredi 7 novembre 2018

Marseille: morts du mal-logement.



Plusieurs jours après l'effondrement de plusieurs immeubles de taudis à Marseille, le nombre exact de victimes n'est même pas encore connu. A elle seule cette incertitude démontre l'indifférence dans laquelle survivent et meurent des mal-logés. 

L'intérêt des autorités pour toutes ces personnes était finalement si mince, qu'elles ne savaient même pas vraiment combien elles étaient à vivre dans le danger permanent , alors même que l'état des immeubles était dénoncé depuis des années. 

Mal-logés , nous avons manifesté aujourd'hui au siège de l'ANAH, L'Agence Nationale de l'Habitat , où le Ministre était présent avant-hier pour vanter la politique menée contre l'insalubrité , et assurer que de nouvelles mesures seraient prises contre les "marchands de sommeil". 

La réalité nous empêche d'y croire . Nous l'avons dit à l'ANAH, nous sommes Marseille, où le drame, prévisible, n'est pas dû à un micro-climat local. Certes la Ville concentre des proches d'insalubrité. Des immeubles entiers. Mais c'est aussi le cas en banlieue parisienne et de nouveau dans la capitale. C'est le cas en Seine Saint Denis, où les incendies font régulièrement des ravages mortels. 

Et si l'insalubrité ne tue pas toujours, elle met en danger des centaines de milliers, voire des millions de personnes, car les statistiques sont toujours en dessous de la réalité, puisque le signalement dépend uniquement de locataires et d'occupants en situation de faiblesse qui , bien souvent, n'osent rien dire , de peur que leur propriétaire les expulse. 

L'insalubrité, avant l'effondrement, c'est l'humidité insupportable, c'est le froid tout l'hiver, ce sont les invasions de nuisibles, les risques liés aux installations électriques défaillantes, le plomb des peintures qui provoque le saturnisme. C'est la survie dans des conditions dignes du 19ème siècle au coeur des villes au 21ème siècle 

Les discours martiaux contre les marchands de sommeils sont les mêmes après chaque drame. Ils sont aussi renouvelés à chaque nouvelle loi sur le logement: il y a quelques années, la loi ALUR était censée éradiquer le phénomène que la loi Elan prétend combattre aujourd'hui. 

En réalité, pour une procédure pénale , cent autre situations ne font l'objet d'aucune solution concrète. Il n'y jamais eu autant d'institutions censées être compétentes dans la lutte contre l'insalubrité: les communes, les établissements intercommunaux, les préfectures, les agences publiques comme l'ANAH, les Agences Régionales de Santé, les commissions DALO, les opérateurs privés faisant l'objet de financements publics. Mais la multiplication des interlocuteurs permet surtout la dilution des responsabilités. Les mal-logés concernés se perdent dans le labyrinthe des signalements à effectuer, des procédures qui traînent en longueur, des demi-mesures  qui ne résolvent rien, ne sont pas relogés sous prétexte d'hypothétiques travaux . Et lorsqu'un drame survient, l'ensemble des responsables de la situation se défausse sur le voisin. 

A Marseille comme ailleurs , lorsque des mal-logés meurent de l'insalubrité, c'est d'abord parce que leur droit à un logement décent n'a pas été respecté. Si les marchands de sommeil peuvent vendre de la misère et du danger à prix d'or, c'est avant tout parce qu'une partie de la population n'a pas d'autre abri possible que leurs taudis.

jeudi 25 octobre 2018

Batigère  vend ses vrais logements sociaux et propose du HLM précaire.






Vendre des logements sociaux pour financer des logements sociaux ? On a beau retourner l’idée dans tous les sens, elle paraît absurde. Normal, elle l’est. En facilitant la vente de HLM , qui était déjà possible avant, la loi ELAN pousse les bailleurs sociaux à détruire le parc de logements à bon marché sur le moyen terme pour rentabiliser leurs sociétés à court terme.

Batigère met ainsi en vente des logements familiaux dans des zones tendues, où le manque de logements aux loyers accessibles n’a jamais été aussi criant. A Puteaux où à Montreuil, des appartements, qui à terme auraient pu être attribués à des familles modestes ou à des jeunes salariés sans garants suffisants, sont ainsi remis dans le parc privé. Ces logements ont pourtant été financés avec de l’argent public . Aujourd’hui ils sont bradés et feront dans quelques années le bonheur des investisseurs, car ils sont situés au coeur du Grand Paris, là où les transports et les aménagements urbains qui vont se multiplier font monter les prix.

Pour les mal-logés, c’est une provocation : la production de logement social neuf s’est effondrée en 2017, notamment en zone tendue. Il y a eu 30 000 logements sociaux neufs en moins, alors que presque 3 millions de demandes de logement sont enregistrées. En Ile de France , en quelques années , le nombre de demandes non satisfaites est passé de 500 000 à 900 000.

Des logements temporairement sociaux pour échapper à l’impôt sur la fortune immobilière.

Batigère est aussi un des bailleurs sociaux qui s’engagent dans un dispositif dévastateur à terme pour le parc social : l’usufruit locatif social. A Paris , un programme de 37 logements PLS vient d’être présenté, et dans toutes les villes carencées au titre de la loi SRU, notamment dans les Hauts de Seine, il fait fureur chez les maires qui ne veulent pas de vrai logement social.

mercredi 12 septembre 2018

Les 3F champions de la vente de logements sociaux mais pas du relogement.


L'an dernier, le nombre de demandeurs de logement a augmenté de 5% en France. En Ile de France plus d'un demi-million de dossiers sont en attente, pour beaucoup depuis des années et des années. La loi ELAN accélère les procédures d'expulsion , dans un contexte où celles-ci sont rarement précédées d'un relogement. Depuis plusieurs mois, les acteurs de l'hébergement d'urgence constatent un pas de plus dans l'horreur de la rue et du mal logement: le nombre de femmes à la rue, sans solution,  avec leur nouveau-né en sortie de maternité augmente dans certains départements , notamment en Seine Saint Denis. 

Pendant ce temps, le sujet de la rentrée pour beaucoup de bailleurs sociaux, c'est la vente d'une partie de leur parc à vitesse accélérée. Parmi eux les 3F se vantent dans leur dernier rapport d'activité, d'avoir réalisé presque 10% des ventes tous bailleurs confondus l'an dernier. Ce lundi 12 septembre, nous avons donc manifesté devant leur siège, rue Nationale à Paris. 

Certes les bailleurs affichent les meilleures intentions du monde: les ventes de HLM existants permettraient selon eux de financer des logements sociaux en nombre. Malheureusement si les annonces de programmes futurs sont en hausse pour les 3F, les mises en location effectives ont beaucoup baissé. 

Quant au nombre de relogements de prioritaires DALO, s'il augmente un peu, c'est de manière dérisoire par rapport à l'ampleur des besoins et au nombre de mal-logés qui auraient du bénéficier du fameux droit au logement opposable. Pourtant parvenir à obtenir le label DALO relève du parcours du combattant. De manière plus générale, les mal-logés aux revenus modestes, les familles monoparentales, les retraités précaires subissent de plus en plus l'inadéquation des loyers et de leurs ressources et n'obtiennent jamais la moindre proposition de relogement, quelle que soit l'urgence de leur situation. 

Les bailleurs sociaux , surtout les grandes entités privées comme les 3F sont de plus en plus autonomes des pouvoirs publics et la loi ELAN va accentuer cette autonomie. Désormais les possibilités de financer des filiales de logement intermédiaire, de privilégier les formes du logement précaire comme les résidences sociales ou les foyers d'hébergement temporaire vont de pair avec un moindre investissement dans le logement social proprement dit, avec un bail stable et garanti et des niveaux de loyer correspondant aux revenus des catégories populaires. 

Le phénomène de mal-logement au sein même du logement social se développe au détriment de ces mêmes catégories populaires: la vente des HLM existants est présentée comme un moyen de fluidifier le parcours des locataires, mais ne concerne que ceux qui ont les moyens d'acheter, et de faire face ensuite au coût d'entretien des logements pour l'avenir. Cela risque d'ailleurs d'être difficile pour beaucoup d'entre eux , et de se terminer en piège ,comme cela a été souvent le cas dans le passé. Mais surtout dans les zones tendues, les locataires en sur-occupation n'ont évidemment pas de possibilité d'acheter plus grand et n'obtiennent que très rarement des mutations dans des logements adaptés à leurs ressources et à leur composition familiale. 

Le regroupement de petits bailleurs qui vont fusionner avec les grands comme c'est prévu par la loi ELAN va encore augmenter la puissance des grandes entreprises de l'habitat social comme les 3F. Elles doivent donc des comptes aux mal-logés et le respect de leur vocation initiale, assurer le droit au logement de celles et ceux qui ne peuvent pas se loger dans le privé. C'est ce que nous avons réaffirmé au directeur général adjoint de l'Immobilière 3F qui nous a reçus.

jeudi 28 juin 2018

Mal-logement: Benjamin Griveaux interpellé sur le bilan du gouvernement.


Paris 27 juin 2018: Benjamin Griveaux , porte-parole du gouvernement, député de Paris et probable candidat aux municipales de 2020 a été reçu par par les mal-logés en colère pour son premier bilan de mandat de député de Paris au théâtre 13. 

Nous l'avons interpellé sur l'un des symptômes les plus criants du désintérêt de l'Etat pour la question du mal-logement: le retour de la contamination au plomb et du risque saturnisme dans les logements insalubres du parc parisien. 

A Paris, le logement reste la préoccupation majeure des habitants, et une urgence absolue pour les centaines de milliers de foyers qui n’ont aucune possibilité d’accès au parc privé, et très peu de chances d’accéder au logement social. En effet, 240 000 foyers parisiens sont en attente d’un droit pourtant élémentaire. Depuis un an, les mal-logés parisiens attendent toujours des solutions de la part d’un gouvernement , pourtant fier de revendiquer sa rapidité d’action dans d’autres domaines. 

Cet hiver, alors que des familles entières dormaient dehors, que le SAMU Social ne répondait qu’à une infime minorité de demandes, un député parisien d’En Marche n’a rien trouvé de mieux que de pointer la responsabilité des SDF qui choisissent de dormir dehors et refusent les hébergements. 
Cet hiver, la bataille entre les bailleurs sociaux et le gouvernement sur les APL a fait des vraies victimes : les mal-logés et les locataires du logement social. Tous les bailleurs sociaux assument de répercuter le manque à gagner en renonçant à des programmes de construction ou de rénovation de logements . Et tout cela pèsera en premier lieu sur la production de logement très social neuf , celui dont les loyers correspondent aux revenus de 70 % des demandeurs parisiens qui ne peuvent accéder à rien d’autres , au regard de leurs ressources. 

La loi ELAN ne propose pas grand-chose pour les mal-logés.

 

Des baux précaires pour inciter les propriétaires à mettre leur logement en location ? 

Dans la capitale, les propriétaires usent et abusent déjà du bail meublé, comme des congés pour vente injustifiés lorsqu’ils veulent se débarrasser de leurs locataires. De plus, le niveau des loyers est tel qu’avec ou sans bail précaire, le marché privé restera inaccessible aux salariés modestes, aux retraités, aux jeunes actifs comme aux familles monoparentales. 

Un réexamen de la situation des locataires pour accélérer la rotation dans le logement social ? 

Si la rotation ne se fait pas, c’est parce que les locataires n’ont pas les moyens de vivre ailleurs que dans le logement social, même lorsqu’ils dépassent un peu les plafonds de loyer. Que va-t-il se passer avec la loi ELAN ? S’agit-il d’organiser une rotation du mal-logement ? 

Des sanctions accrues contre les marchands de sommeil ? 

Aujourd’hui, à Paris, les dispositifs de prévention et de détection de l’insalubrité dysfonctionnent à plein régime. Même la présence de plomb accessible ne suffit plus à déclencher concrètement des mesures d’urgence. Et si l’offre de logement social reste drastiquement insuffisante ou inadaptée, de toute façon, la sanction des marchands de sommeil ne résoudra pas la situation des mal-logés. Lorsqu’on n’a pas accès à autre chose qu’à des taudis, on dénonce difficilement le propriétaire du taudis, par peur de se retrouver à la rue.

Entre déclarations lunaires et choquantes, batailles politiciennes avec les bailleurs et les élus parisiens avec en ligne de mire les élections municipales, et une loi qui ne résoud rien, faute de vrais moyens, les Parisiens mal-logés n’ont aucune raison de se satisfaire du bilan de mandat de nos députés. Nous sommes venus le dire collectivement ce soir. Il va falloir faire mieux , beaucoup mieux, pour le respect d’un droit fondamental ; dans la capitale comme ailleurs.



jeudi 7 juin 2018

Les mal-logés s'invitent chez Vinci


« Les villes de demain ne seront ni des châteaux dans le ciel ni des cités sous-marines (quoique…), mais il nous revient cependant de les imaginer, avec autant de créativité que de pragmatisme, et surtout, avec enthousiasme. »
C’est une très jolie déclaration d’intention : celle du groupe immobilier VINCI , qui inaugure ce soir son laboratoire de la ville future , en présence de Jean Louis Missika, adjoint à l’Urbanisme d’Anne Hidalgo. C’est aussi le lancement du festival «  Building Beyond », qui va réunir élus, start up, géants de l’immobilier , représentants de l’état et des collectivités territoriales pendant plusieurs semaines. L’objectif affiché : construire et gérer la ville monde de demain, ultra-connectée, futuriste, innovatrice , écologique et ouverte à tous.

Mal-logés, locataires du logement social, ou experts contraints de l’errance urbaine faute de logement stable, nous sommes venus remettre un peu de réel dans l’utopie.

Parisiens modestes, habitants d’une des métropoles les plus riches du monde, nous ne demandons ni châteaux dans le ciel, ni cités sous-marines . Nous n’en sommes malheureusement pas là, mais à nous battre pour avoir un simple logement décent, modèle années 70, où les murs ne suintent pas d’humidité, sans accessibilité au plomb, sans trou dans le plafond, avec l’espace nécessaire pour que les enfants ne fassent pas leurs devoirs dans la salle de bain pendant que les parents cuisinent dans la chambre. Un logement dans un quartier bien desservi en transports et en services publics, un logement stable, un logement au loyer correspondant à nos revenus de précaires, de salariés et de retraités modestes.

C’est trop demander : le futur n’appartient pas à tout le monde. Etre mal-logé à Paris et Ile de France, c’est être relégué dans le passé. Un passé bien présent, au coeur de la « smart city » que les décideurs politiques et entrepreneuriaux font mine de ne pas voir.

240 000 foyers continuent à renouveler leur demande de logement chaque année. C’est deux fois plus qu’il y a dix ans : le marché privé est devenu inaccessible, le logement social en bon état devient aussi un bien rare. Les loyers des appartements HLM neufs sont aussi trop chers, et nombre de dossiers de mal-logés pourtant reconnus urgents sont rejetés par les bailleurs sociaux parisiens,pour « insuffisance de ressources ». Le parc ancien se dégrade. Les logements rachetés par des bailleurs sociaux et soit-disant « réhabilités » avec de l’argent public versé à de grandes entreprises sont souvent en très mauvais état.

mercredi 30 mai 2018

Insalubrité : les incivilités de Paris Habitat .


Faut-il que les plafonds s'effondrent pour que Paris Habitat reconnaisse l'insalubrité de certains logements de son parc ? Le 16 février dernier, notre collectif envoyait  à la direction du premier bailleur social de la Ville de Paris une demande d'intervention concernant un appartement habité par une famille, qui, depuis des années a besoin d'un logement plus grand, et qui subit en plus de la sur-occupation un problème d'insalubrité non traité (photo du plafond ci-dessous ) .
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Rien n'a été fait depuis. Comme dans de nombreux autres logements du parc social, faire valoir ses droits est encore plus difficile qu'avec un propriétaire privé: la commission DALO refuse les dossiers relevant du parc social, même lorsqu'ils remplissent les critères d'urgence de la loi. Comme c'est la Ville qui gère les problèmes d'indécence du logement et que Paris Habitat est contrôlé par la Ville, obtenir ne serait-ce que des injonctions de travaux est quasi-impossible. Quant aux problèmes de sur-occupation, Paris Habitat ne proposant pas assez de logements abordables pour les familles modestes, ils restent sans solution, les demandes de mutation n'étant presque jamais satisfaites. 

Dans le même temps, Paris Habitat a trouvé un budget pour lutter contre les "incivilités" de ses locataires, et décidé de mettre en place un système d'amendes. Le tout a été annoncé à grands renforts de communiqués de presse, évidemment stigmatisants pour les habitants des logements sociaux. Parmi les "incivilités" , Paris Habitat pointe notamment du doigt les "nuisances sonores" et les "squats " dans les halls et les parties communes. Mais lorsque les enfants vivent la sur occupation, les parties communes sont le seul endroit où avoir un peu d'espace. Quant aux problèmes de "mégots par terre", que sont-ils au regard des réhabilitations non effectuées et de la dégradation de certains logements ? 

La direction de Paris Habitat communique beaucoup, et se vante aussi de ses pratiques de "démocratie participative". Mais ce ne sont pas quelques réunions en pied d'immeuble , abondamment photographiées pour les réseaux sociaux qui vont remplacer le traitement réel des problèmes. Dans la réalité, lorsque des mal-logés et des locataires solidaires viennent en nombre manifester au siège pour des urgences, la direction se barricade dans les étages. 

La lutte collective reste cependant la seule solution pour les locataires et les demandeurs de logement, le seul moyen d'obtenir son droit à terme. 

mercredi 16 mai 2018

Paris : combien de temps la ville des JO va-t-elle laisser mourir des réfugiés ?



Parisiens et mal-logés nous avons manifesté toute l'après-midi  au  Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris ,en solidarité avec les réfugiés en danger de mort immédiate dans l’enfer des bidonvilles du canal Saint Denis et du Canal Saint-Martin. Nous exigeons  des actions immédiates , en adéquation avec l’horreur de la situation. Pas quelques robinets d’eau et quelques toilettes publiques de l’action.


Mal-logés parisiens , nous sommes, plus que d’autres, habitués à voir nos problèmes traités comme des patates chaudes dont l’État et la Ville se rejettent mutuellement la responsabilité. Nous sommes habitués à être traités comme des balles de ping pong, renvoyés d’un service à l’autre, recevant des courriers de la mairie qui nous indiquent que notre relogement est de la compétence du Préfet, ou des courriers de la Préfecture nous indiquant qu’il faut nous tourner vers les bailleurs de la Ville . Nous sommes habitués à ce que l’élu en face de nous ne soit jamais celui qui est compétent.


Nous survivons privés de notre droit au logement, nous luttons pour le faire respecter, face à des politiques qui estiment toujours avoir fait le maximum, pour qui le mal-logement , c’est toujours la faute de quelqu’un d’autre.


Aujourd’hui, des réfugiés meurent dans les rues de Paris, et même la mort n’empêche pas que ceux qui restent dans l’enfer des bidonvilles, en danger permanent, continuent à être traités comme des balles de ping pong par l’État et par la Ville. C’est la faute de toutes celles et ceux qui peuvent l’empêcher et ne le feront pas.