mercredi 12 juillet 2017

Station F: quand les mal-logés s'invitent au palais des start-up

 

Des mal-logés parisiens ont manifesté aujourd'hui dans la #stationF, l'incubateur de startup géant inauguré récemment par Emmanuel Macron et Anne Hidalgo. 

Notre objectif ? Dénoncer le Grand Paris à deux vitesses qui se met en place actuellement. Celui des tours de bureaux , des immeubles high tech, et du multi-services pour les entreprises d'un côté, celui du mal-logement et des zones de pauvreté de l'autre. 

Roxane Varza, directrice de la #stationF ne comprenait pas notre venue : pour elle, la #stationF est une "initiative privée " qui n'a donc rien à voir avec les politiques publiques, ni avec le mal-logement. 
Mais le soutien public n'est pas seulement une question d'argent directement versé: à Paris aujourd'hui, les jeunes créateurs de start-up, avant d'avoir suffisamment réussi pour être intégrées à la #stationF sont souvent hébergés dans des locaux à loyer "social", des incubateurs publics gérés....par ces mêmes bailleurs sociaux, dont la RIVP qui ne remplissent pas leur vocation première, loger toutes celles et ceux qui ne peuvent se loger dans le privé. 

Le foncier dégagé pour la station F était du foncier public: or lorsque nous dénonçons l'insuffisance de la construction de nouveaux HLM à Paris, on nous répond toujours qu'il n'y a pas de "foncier disponible". 

Roxane Varza nous a parlé de la station F comme d'un "écosystème", mais son écosystème bénéficie de l'aménagement urbain déployé autour du site, qu'il s'agisse des transports, ou des services publics ouverts spécialement dans la station, comme La Poste ou Pôle Emploi. Dans le même temps, les ouvriers du bâtiment, les salariés du nettoyage, les agents de sécurité, mais aussi toutes les "petites mains" souvent précaires sans lesquelles même les start-up ne pourraient pas fonctionner sont sommées de quitter la capitale pour aller dans des zones mal desservies, sans services publics ou vivent dans Paris, mais en souffrant de conditions de logement dignes du 19ème siècle. 

La #stationF ne pourra pas vivre en vase clos, les entrepreneurs ne pourront pas s'y enrichir en ignorant le reste de la ville où ils vivent, et en se contentant de trouver normal que les élus parisiens et nationaux leur déroulent le tapis rouge , pendant qu'ils refusent leurs droits fondamentaux à toute une partie de la population. 

La Ville Monde, oui mais pour tout le monde !

mercredi 28 juin 2017

#Paris2024: pour tous sauf pour les mal-logés ?

#Paris2024, l'épreuve de lutte commence maintenant: 70 mal-logés ont manifesté ce 28 juin devant l'exposition « Paris, 1924 », organisée à l'Hôtel de Ville dans le cadre de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques.

 Aux yeux d'Anne Hidalgo, les Parisiens qui revendiquent leurs droits sont une tâche sur la carte postale, on nous a donc envoyé la police comme seul interlocuteur.
Demandeurs de logement parisiens, nous aimerions avoir la possibilité de nous réjouir tout autant que nos élus de cette candidature et des Jeux.Mais il n'y a aucune métropole au monde, où les Jeux Olympiques n'ont pas créé plus d'inégalités urbaines .

Pour le moment, et dans un contexte de grave crise du logement dans la capitale, rien n'indique que ce sera différent ici : notamment, parce que le Village Olympique sera construit dans l'Est Parisien et en petite couronne, que la zone va donc attirer les investisseurs immobiliers privés dans les prochaines années. Le blocage des loyers du privé dans la capitale est bien peu contraignant et soumis à des dérogations importantes, il n'empêchera pas une restructuration urbaine globale au détriment des plus modestes.

D'ailleurs ces investisseurs ne cachent pas leurs appétits et leur ambition : le cabinet de conseil prestigieux JLL a déjà réalisé une étude où il prévoit des augmentations d'au moins mille euros le m2 à lavente sur les quartiers concernés, et un doublement du parc debureaux.
Certes à la Ville de Paris, on annonce «  3000 nouveaux logements » dont « une part sociale ». Mais combien en tout, et s'agira-t-il de logements très sociaux ou de PLS , inaccessibles à 70 % des mal-logés parisiens ? Faute de réels engagements, la réalité risque de se résumer à quelques centaines de vrais HLM au mieux, qui ne compenseront pas , ne serait-ce que les effets de la hausse des loyers sur la seule zone du Village Olympique.

Le Monde, 23 juin 2017
Alors, d'emblée, ça gâche un peu la fête....en tout cas aux centaines de milliers de Parisiens mal-logés et au demi-million de mal-logés Franciliens qui actuellement ont déjà le plus grand mal à se loger. D'autant que l'horizon 2024 , c'est aussi celui de la réalisation des projets du Grand Paris, qui eux aussi , vont générer beaucoup d'argent, beaucoup de restructurations urbaines et d'augmentations des prix immobiliers. Les besoins criants en logements sociaux ne sont euxinscrits nulle part en budget prioritaire du Grand Paris.

Survivre au mal-logement est un sport de combat auxquels les millions de mal-logés ne sont que trop habitués dans ce pays. Et gagner ne serait-ce que la prise en compte minimum de nos problèmes, à Paris comme dans toute l'Ile de France, c'est un marathon sans fin. Pour autant, nous ne nous laisserons pas invisibiliser et exclure des grandes fêtes qui s'annoncent.

Quand on peut faire les JO du 21ème siècle, on peut faire en sorte qu'une partie de la population ne vive pas comme au 19ème siècle à cause du mal logement. Nous viendrons le dire à chaque fois que nous pourrons, lors des événements publics organisé autour de #Paris2024, jusqu'à ce que nous ayons l'assurance que l'on ne jouera pas avec nos vies et qu'on respectera nos droits.





mercredi 7 juin 2017

Les mal-logés s'invitent chez Grand Paris Amenagement




Le mal-logement ne disparaît pas lorsqu'on fait comme s'il n'existait pas. La question du logement n'a pas disparu parce que Richard Ferrand ne la pose pas. Soixante dix mal-logés l'ont prouvé ce vendredi 7 juin en occupant Grand Paris Aménagement jusqu'à obtention d'un rendez-vous au Ministère. 

Depuis la nomination du nouveau gouvernement, pourtant, on dirait que les problèmes de logement qui touchent des millions de personnes, notamment en Ile de France , se sont évaporés.

Demandeurs de logement, nous sommes venus faire du bruit à Grand Paris Aménagement : une structure co-gérée par l'Etat et les collectivités territoriales qui a finalement autant de pouvoir concret qu'un Ministère.

On pouvait éventuellement se passer d'un Ministère du Logement, si la question était prise en compte immédiatement par Richard Ferrand, dans le cadre de ses larges compétences. Mais à part l'annonce de « rencontres » avec les « acteurs du logement », il ne se passe rien même sur le site du Ministère de la Cohésion du Territoire. La seule actualité sur le sujet est malheureusement très négative : le mouvement d'Emmanuel Macron, LREM a choisi de maintenir une candidate qui louait du taudis à prix d'or en Seine Saint Denis.

Nous ne nous y trompons pas : la manière de faire du nouveau gouvernement ne sort pas de nulle part. Petit à petit, la question du logement est devenue totalement annexe dans le discours des politiques, qui l'ont oubliéeou réduite à presque rien pendant la campagne présidentielle.
Aujourd'hui, en Ile de France, où le Grand Paris se met en place, on parle «  aménagement du territoire », « ville intelligente », « mobilité » , Jeux Olympiques 2024, nouveaux éco-quartiers, logement intermédiaire, immobilier privé.....mais très peu du mal-logement endémique qui ravage notre région.

La loi SRU a vingt ans, elle n'est pas respectée. La Loi DALO a dix ans : mais 55 000 foyers reconnus prioritaires ne sont pas relogés, tandis que la Cour des Comptes dénonce le dévoiement de la loi, et la manière dont elle est devenue une machine à nier le mal-logement, en excluant de plus en plus de mal-logés. Il y a dix ans , on nous présentait cette loi comme le moyen de reloger plus vite les « dossiers les plus urgents », aujourd'hui elle sert surtout à décourager : le nombre de recours est en baisse.

mercredi 24 mai 2017

Pour un Grand Paris de l'Habitat...Social.



 Une soixantaine de demandeurs de logement a occupé ce mercredi 25 mai les locaux de Grand Paris Habitat, pour exiger enfin une vraie politique de logement social pour les cinq années à venir.

Le précédent quinquennat aura été celui du logement intermédiaire. Pour l'Etat, pour les collectivités et surtout pour les bailleurs sociaux, autorisés par la loi Macron a créer des filiales spécialement dédiées à ces logements aux loyers à peine inférieurs de 15 % à ceux du marché. En 2014, le président François Hollande lançait un plan de financement inédit , dont le pilotage a été confié au premier bailleur public français, la SNI ( Société Nationale Immobilière) : 35 000logements intermédiaires sont ainsi programmés d'ici 2020 dans les zones tendues.

Le précédent quinquennat n'aura pas été celui du logement social : malgré des chiffres de construction en hausse annoncés triomphalement les deux dernières années, la production réelle de logement très social n'aura pas dépassé celle du précédent quinquennat.

Le mal-logement est donc devenu le quotidien très durable de millions de gens. Les files d'attente pour un logement social n'ont cessé de s'allonger, et beaucoup de foyers des catégories populaires ne sont même plus comptées dans les dossiers en attente, tout simplement parce qu'ils ne demandent plus de HLM , persuadés de ne jamais en obtenir.

La sous-location contrainte, l'errance urbaine perpétuelle, la cohabitation forcée de plusieurs générations dans un logement trop petit, l'endettement pour devenir propriétaire ou même pouvoir continuer à payer son loyer sont devenues une norme et ne font plus scandale.

Pire, le fatalisme s'est installé : tout le monde , à commencer par les bailleurs ne fait que répéter aux premiers concernés que le droit au logement de tous ne peut tous simplement pas être respecté dans un des pays les plus riches du monde.

Avec ou sans Ministère du Logement, la situation restera la même tant que la volonté politique et économique déployée pour d'autres types de logements ne sera pas mise en œuvre pour le logement social, seul à même de répondre aux besoins des revenus modestes.

Et c'est encore plus vrai dans le cadre du Grand Paris : la SNI a unifié ses sociétés EFIDIS et OSICA dans une seule structure, Grand Paris Habitat , censée répondre plus efficacement aux besoins en logement social . Grand Paris Habitat a ensuite absorbé de nombreux organismes HLM municipaux franciliens.

Grand Paris Habitat est donc un des leviers centraux de la politique du logement dans notre région : ses choix définiront l'avenir des franciliens mal-logés dans les prochaines années, non seulement en nombre de logements construits , mais aussi en matière de localisation de ces logements sociaux : aujourd'hui, on construit peu de logement très social à Paris et en petite couronne, et dans la « ville intelligente » promise par les décideurs, des centaines de milliers de personnes des catégories populaires n'ont le choix qu'entre le mal-logement dans les zones riches en emploi et en équipements collectif ou un relogement dans des zones délaissées des pouvoirs publics.

Parce que le pouvoir de remédier au mal-logement se situe aujourd'hui au moins autant chez de grands opérateurs comme Grand Paris Habitat que dans les Ministères, nous sommes venus aujourd'hui manifester pour qu'enfin, ce quinquennat soit celui du respect de nos droits fondamentaux.

mercredi 10 mai 2017

Action Logement: non à la vente de 90 000 logements sociaux


 
Une manifestation réunissant mal-logés et locataires a eu lieu aujourd'hui devant le siège parisien d'Action Logement. 

 Au début de l'année 2017, dans le journal Les Echos, Action Logement a en effet annoncé deux mesures qui vont bouleverser la nature de son patrimoine et pas au profit des salariés , des précaires ou des retraités modestes. Des fonds vont être débloqués pour acheter 15 000 logements intermédiaires, inaccessibles aux catégories populaires.
Dans le même temps, Action Logement compte vendre 90 000 logements sociaux. Les promesses d'en racheter d'autres à la place n'engagent que ceux qui les croient : en attendant, dans un contexte où des millions de personnes attendent un logement , ce sont des dizaines de milliers d'appartements qui vont sortir définitivement du parc social.

La vente des logements sociaux avait été rendue possible de manière massive sous la mandature de Nicolas Sarkozy : mais peu de bailleurs s'étaient finalement lancés dans la privatisation de logements construits avec l'argent public et avec l'argent des salariés, découragés par les résistances et la colère de locataires, de demandeurs de logements et même d'élus.

L'opération massive d'Action Logement va évidemment encourager d'autres bailleurs sociaux, privés ou publics à faire de même, et banaliser la pratique. On comprend mieux, maintenant, à quel objectif répondait la réorganisation du 1 % Logement, censé rendre le service plus efficace pour les usagers : à la finale, l'organisme se comporte comme une agence immobilière géante dont les nouveaux « clients » ne seront certes pas les salariés modestes.

Dans le même temps, pour obtenir le respect des accords pourtant contre-signés maintes fois avec le gouvernement et les collectivités locales pour le relogement de dizaines de milliers de mal-logés en attente, il faut se battre : les attributions de logement se font au compte-gouttes, toujours retardées sous prétexte de « dossiers difficiles » ou d « exigences trop grandes » des demandeurs : Action Logement a des appartements dans la capitale mais tente systématiquement d'orienter d'abord les personnes vers des localités éloignées de leur vie socio-professionnelle, dans la partie la moins valorisée de son parc.

A Action Logement comme ailleurs, les cinq années qui viennent vont être décisives pour le logement social : sous prétexte de « diversification des activités », et d' « élargissement de l'offre », les bailleurs sociaux publics et privés ne cessent de privilégier plus cher et plus précaire que le logement social. Logements intermédiaire, usufruit locatif social, accession à la propriété, maisons relais et foyers en tous genre , les bailleurs sociaux font « de tout », mais de moins en moins de vrais logements sociaux avec un loyer accessible. 

Nous ne laisserons brader ni nos droits ni nos logements ! 

mercredi 26 avril 2017

Ian Brossat ferme la porte aux mal-logés, nous ouvrons celle du PCF


 
Ce 26 avril , notre mobilisation a commencé comme beaucoup d'autres: par une occupation de la direction territoriale de Paris Habitat, place du Colonel Fabien. Nous étions là notamment pour les locataires mal-logés....du premier bailleur social de Ville de Paris, mais aussi parce que les attributions de logements sociaux à Paris et chez Paris Habitat sont en baisse. 

Comme la semaine dernière, lors de l'inauguration d'un " hôtel à insectes", comme les précédentes lorsque nous manifestions, Ian Brossat , adjoint au Logement PCF  de la Ville avait choisi de traiter notre mobilisation par le mépris. L'ordre avait été donné de fermer la direction et de ne même pas entrer en contact avec nous. 

Seulement, parce que les mal-logés ont l'habitude de la lutte, ils ne laissent pas les élus prendre de mauvaises habitudes. Après trois ans de mandat, Ian Brossat se résigne manifestement à la baisse du nombre de logements attribués, à l'insuffisance drastique de logements très sociaux, à la sur-occupation et à l'insalubrité au sein même du logement social. Pas nous. Nous avons donc traversé la rue, pour aller exposer nos problèmes à la direction du PCF, le parti de Ian Brossat, dont le siège était en face de la direction de Paris Habitat. 

Après avoir manifesté dans la célèbre bulle blanche où se tenait une exposition, nous avons été reçus par le directeur de cabinet de Pierre Laurent. En dix minutes, Ian Brossat nous proposait un rendez-vous pour demain matin. Mais nous avons exigé une vraie rencontre, préparée et en présence de la direction générale de Paris Habitat. Nous l'avons obtenue très rapidement. 

A la différence de Ian Brossat, les militants et responsables présents nous ont reçus avec respect , s'abstenant de nous reprocher notre lutte. Nous avons donc mis fin de nous même à notre occupation. Non pas parce que nous croyons que nous aurons forcément le respect et la satisfaction de nos revendications, pourtant minimales, lors d'un rendez-vous avec Ian Brossat. Mais parce que nous connaissons notre force de mal-logés solidaires, et que nous l'avons montrée une nouvelle fois aujourd'hui. 

Quiconque sème le mépris, récolte la colère. 
Un logement pour tous maintenant, c'est possible et c'est urgent.

mercredi 19 avril 2017

Paris Habitat : des hôtels pour les insectes, l'insalubrité pour les locataires

Les attributions chez Paris Habitat en baisse constante
Dans le 19ème arrondissement,  Paris Habitat, premier bailleur social de la Ville de Paris inaugurait aujourd'hui....un hôtel à insectes. 

Dans l'arrondissement, le parc social est saturé et souvent en mauvais état: les mal-logés attendent en vain un relogement, et les locataires en titre affrontent souvent la sur-occupation mais aussi l'insalubrité. Les demandes de mutation pour un logement décent et adapté en termes de superficie restent lettre morte. 

Comme en de nombreuses autres occasions, nous nous sommes donc invités à cette opération de communication qui pourrait passer pour une provocation: comment la direction d'un  bailleur social, qui ne remplit pas ses vocations premières ose-t-elle faire autant de bruit et des communiqués de presse sur des opérations aussi dérisoires qu'un hôtel à insectes , qu'on trouve à quelques dizaines d'euros dans n'importe quelle jardinerie ? Comment dans un arrondissement où des logements sont dans un état lamentable, où Paris Habitat se montre incapable de changer la vie de milliers de mal-logés, oser parler de "transformation de l'environnement" pour une boîte en bois ? 

Il faut croire que pour Anne Hidalgo et la direction de son principal bailleur, les Parisiens modestes et mal logés valent moins que les fourmis....D'ailleurs, c'est ce que les chiffres réels de la politique du logement dévoilent: 5919 attributions en 2015 contre 6278 en 2013 chez Paris Habitat. Un chiffre qui n'est pas compensé dans le bilan global des attributions , qui ont baissé de plusieurs milliers en quelques années

Le chiffre des mutations est lui aussi très médiocre: après l'élection d'Anne Hidalgo, son adjoint au Logement a énormément communiqué sur les dizaines de milliers de locataires du logement social qui sont légitimes à demander un changement de logement: parce que celui-ci est trop petit, insalubre, mais aussi parce que la famille s'est agrandie, ou que le logement n'est pas adapté à l'âge où à la situation de handicap. 

Dans les faits, le nombre de mutations n'a augmenté que d'une centaine en trois ans, dans toute la capitale, comme Paris Habitat l'avoue dans son propre rapport d'activité. Même les cas les plus caricaturaux sont méprisés: depuis des années, une de nos membres vit dans un faux quatre pièces où les murs sont noircis de moisissures dans la chambre des enfants, l'eau ruisselant des murs en permanence.  La direction de Paris Habitat nous a répondu que "ce n'était tout de même pas une cascade". 

Derrière la préoccupation affichée pour le mal-logement, la politique menée est donc catastrophique pour les Parisiens modestes. 

Nous serons là pour le rappeler , à chaque inauguration spectacle , dans cette période où nos élus parisiens sont nombreux à se présenter aux législatives en arguant d'un bilan extraordinaire en matière de logement social. Nous sommes le bilan, des Parisiens privés de leur droit fondamental au logement décent, et nous le ferons savoir.