mercredi 20 avril 2016

La vraie garantie des loyers, c'est le logement social: les mal-logés à l'APAGL



Campagne #ActionLogement, on continue : après le siège du 1% patronal et celui d'un de ses plus gros bailleurs, les 3F, les mal-logés ont manifesté tout l'après-midi au siège de l'APAGL, filiale d'Action Logement.

L'APAGL gère pour le 1% Logement, l'ensemble des prestations destinées à soutenir l'accès au logement privé. De fait, il s'agit essentiellement de dispositifs de cautionnement , qui ne résolvent absolument rien au principal problème des ménages aux revenus modestes: la cherté des loyers hors logement social. D'ailleurs, le dispositif principal , la fameuse "garantie universelle des loyers " a été supprimée , ne reste qu'un dispositif extrêmement restrictif VISALE réservé à certains salariés.

Les seuls logements auxquels peuvent accéder la majorité des ménages modestes, ce sont les logements sociaux: or sur ce plan là, depuis 2009, Action Logement ne respecte pas ses engagements légaux. Certes , le mois dernier, l'engagement a été pris de reloger 11500 ménages franciliens en trois ans. Mais les promesses n'engagent que celles et ceux qui les font respecter.

C'est le printemps des promesses pour Action Logement et le gouvernement. Mais les millions de mal-logés ont déjà connu bien des hivers de désillusion. Nous n'attendons pas pour exiger nos logements !







 

mercredi 13 avril 2016

Campagne Action Logement: manifestation devant les 3F.


Onze mille cinq cent relogements, vraiment ? C'est ce qu'ont promis les acteurs de l'ex 1% patronal, dans le cadre d'une convention signée avec la Préfecture de Région. Mais les promesses n'engagent que celles et ceux qui les font respecter. Après un premier rassemblement le mois dernier devant le siège d'Action Logement, nous avons aujourd'hui manifesté devant celui des 3F, l'un de leurs principaux bailleurs sociaux.
 
Depuis 2009, Action Logement est censé consacrer chaque année 25 % de son contingent de logements sociaux aux ménages en difficulté et aux prioritaires DALO. Depuis 2009 , Action Logement ne respecte pas cette obligation légale. Pourtant les organismes de collecte de l'argent de la participation patronale à l'effort de logement ont les moyens de le faire, notamment parce qu'ils contrôlent de très gros bailleurs sociaux comme les 3F.

Le mois dernier , les dirigeants d'Action Logement ont annoncé, comme si c'était tout à fait extraordinaire, qu'ils allaient désormais respecter la loi. En Ile de France, tout particulièrement, un accord a été conclu avec la Préfecture de Région, prévoyant 11 500 relogements sur trois ans.

Mais pour le moment, ce n'est pas une bonne nouvelle, c'est juste une belle parole. Car , déjà sous la mandature précédente, l'engagement des 25 % avait été pris publiquement par Action Logement. Avancer des chiffres de relogements est chose facile, tenir l'engagement , et le tenir correctement, c'est une autre histoire.

mercredi 6 avril 2016

Transparence : Paris Habitat porte plainte contre les mal-logés qui demandent des comptes.



Notre collectif de demandeurs de logement et de locataires HLM vient d'apprendre que des plaintes étaient déposées à son encontre pour des manifestations et occupations des agences locales de Paris Habitat OPH datant de 2011 . ..et a donc manifesté de nouveau devant le siège du premier bailleur social parisien ce mercredi 6 avril 2016.
Cinq ans après les faits, alors que Paris Habitat OPH est en pleine tourmente suite aux révélations sur les salaires exorbitants de ses dirigeants et les anomalies graves de gestion pointées par la Cour des Comptes, la direction du premier bailleur de la Ville n'a rien de mieux à faire que s'acharner sur des mal-logés en lutte. 

Notre collectif est accusé , d'une part d' « avoir fait entrave à la liberté du travail » : une accusation particulièrement grossière qui inverse totalement le cours des choses. En effet, suite aux manifestations ciblées par les plaintes, nous avons justement obtenu que le bailleur social fasse son travail : en l'occurrence, appliquer les niveaux de loyers du logement social à des locataires d'immeubles privés qu'il avait rachetés. Ces locataires, dont les revenus correspondaient aux plafonds HLM payaient les mêmes loyers qu'auparavant des mois et des mois après le rachat des immeubles et leur reconventionnement. En 2010, nous avions déjà dénoncé une situation similaire à propos des douze immeubles de la Caisse des Mines rachetés 93 millions d'euros par Paris Habitat. Dans les deux cas , il aura fallu des manifestations relayées par la presse pour que Paris Habitat respecte les règles.