dimanche 14 janvier 2018

À Paris, fin du gel des demandes de logement social en cas de refus

De manière totalement arbitraire, Anne Hidalgo, Ian Brossat et leur majorité municipale avaient instauré une punition pour les demandeurs de logement social qui refusent une proposition de relogement : depuis 2014, leur demande était gelée, quelle que soit leur situation de mal-logement. 
Cette mesure démagogique , largement médiatisée a contribué aux discours stigmatisants sur les mal-logés qui ne le seraient pas vraiment. Elle vient d'être déclarée illégale par une décision du tribunal administratif : celle-ci a été obtenue par un mal-logé qui avait refusé un logement dont les fenêtres donnaient directement sur un axe routier ultra-fréquenté, générant des nuisances sonores et de la pollution. 
Voici la décision de justice , ainsi que le communiqué du demandeur concerné qui vient de marquer un point pour tous les mal-logés face à une mesure injuste et démagogique.  bien commode pour masquer la réalité. A Paris, en effet, ce sont surtout les bailleurs sociaux de la Ville qui ont toute latitude pour refuser les candidats qui ne leur plaisent pas et mettre en place des politiques insidieuses de tri parmi les mal-logés. 


À Paris, fin du gel des demandes de logement social en cas de refus
La mairie de Paris n’a plus le droit de punir les mauvais pauvres en gelant leur demande de logement social !
Depuis 2014, la mairie de Paris avait pris la mauvaise habitude de geler automatiquement pendant un an les demandes de logement social des personnes qui avaient osé refuser une proposition.
Pour avoir refusé un logement dont les fenêtres donnent sur le boulevard périphérique et dont le loyer était trop élevé pour mes revenus, la mairie m’avait adressé une décision de maintien de gel. Mais sur quelle base légale au juste ? Aucune, et c’est ce que démontre une décision en date du 28 décembre 2017 du tribunal administratif de Paris, issu de la procédure que j’ai engagé contre la mairie.
Oui, un demandeur de logement social a le droit de refuser une proposition qui lui est faite s’il justifie ce refus. Et nous avons souvent toutes les bonnes raisons de refuser un logement : insalubrité (proximité d’un axe routier important), éloignement géographique du logement par rapport à son quartier, sa famille, son travail, l’école, loyer trop cher, rez-de-chaussée, superficie trop petite ou trop grande, nombre de pièces insuffisant.

mercredi 10 janvier 2018

#Paris2024 : les jeux du mal-logement ne sont pas faits !


Ce lundi 10 janvier 2018, nous avons manifesté une bonne partie de l'après-midi au Comité d'Organisation des Jeux Olympiques, et rencontré son directeur administratif et financier.

Paris a hérité pour 2024 de Jeux Olympiques dont pas grand monde ne voulait. A Boston, à Budapest où à Rome, la consultation ou la mobilisation de la population ont amené au retrait des candidatures. Il y a évidemment une raison à ce peu d’intérêt : les Jeux Olympiques ne sont pas que du sport. Ils représentent avant tout une dépense publique énorme. «  Seulement quelques milliards » , disent les politiques qui les défendent . Mais dans la capitale, ces « quelques milliards » , ni l’État, ni la mairie ne sont prêts en en mettre même une partie pour faire en sorte que plus personne ne dorme dans la rue. Et aucun politique n’a demandé aux Parisiens s’ils préféraient investir dans les Jeux Olympiques ou dans les urgences sociales.

Emmanuel Macron, comme Anne Hidalgo s’appuient sur des sondages pour affirmer que les Jeux à sont majoritairement soutenus en France et à Paris.
Mais ces sondages portent sur l’aspect sportif.

Dans un contexte déjà marqué par la hausse constante des loyers et de l’immobilier à Paris et en petite couronne, les Franciliens soutiennent-ils massivement une accélération de cette hausse et donc celle de leurs difficultés à se loger ?

jeudi 4 janvier 2018

Boulogne: le droit au logement est la seule solution à la saturation des hébergements.


Notre collectif a manifesté aujourd'hui toute la matinée dans la mairie de Boulogne Billancourt (92 pour dénoncer le manque de logements sociaux, véritable raison de la crise de l'hébergement d'urgence.

Comme tous les hivers, la question des personnes à la rue fait irruption dans l’agenda politique. Mais les débats et les propositions ne portent que sur le manque d’hébergements d’urgence. En ne parlant pas de la question de l’accès au logement social, on favorise toutes les polémiques honteuses et dégradantes : que ce soit en accusant les migrants de prendre les places de dortoir ou en s’en prenant aux SDF qui refusent des propositions de mise à l’abri de quelques heures seulement et dans des conditions épouvantables.

Mais l’hébergement d’urgence ne serait plus saturé si toutes celles et ceux qui attendent en vain un logement social en sortaient. Or, depuis deux décennies, des communes , pourtant très riches, ne respectent même pas la loi SRU. Celle-ci est pourtant un minimum, pas suffisant mais parfaitement atteignable. Au lieu d’accuser les victimes du mal-logement, le gouvernement ferait donc mieux de se préoccuper de faire appliquer la loi.

Mal-logés, nous somme donc venus manifester à Boulogne, deuxième ville plus riche de France. Le dernier bilan SRU, sorti ce 18 décembre, indique que la ville est de nouveau de celles qui n’ont même pas respecté leurs engagements minimum pour arriver au quota légal.